Biodiversité

Forêt : pourquoi mobiliser les citoyens ?

Entre montagne alpine et littoral méditerranéen, la forêt régionale est le miroir de cette richesse paysagère, abritant une biodiversité nationalement reconnue. Elle est aussi un lieu de loisirs et de détente pour la population, et même un symbole de la nature à protéger, engendrant de fortes attentes sociétales et parfois des conflits d’usages (sylvopastoralisme, cueillettes, activités sportives, observations naturalistes, etc.).

L’implication des citoyens dans la gestion forestière est primordiale pour comprendre et participer à la préservation et l’évolution des paysages. L’information et la sensibilisation aux principes de gestion des forêts et la prise en compte des besoins de la société sont donc également indispensables dans un dialogue régulier. Les élu.e.s se situent au cœur de ce dialogue, opérant des choix pour à la fois préserver et valoriser ce patrimoine naturel qui contribue à l’identité et l’attractivité des territoires.

  • Les Communes forestières s’engagent, à travers de nouveaux programmes (dans 1 000 communes, la forêt fait école), pour accompagner les élu.e.s dans leur rôle de médiateur au cœur des réflexions et débats pour le développement des territoires.
Inauguration de la forêt pédagogique d’annot (04)

POLITIQUES TERRITORIALES

Le programme « Dans 1000 communes, la forêt fait école » en PACA

Le programme national  « Dans 1000 communes la forêt fait école » en est encore à sa phase d’expérimentation mais a déjà séduit plusieurs communes de la région. le principe : Les communes volontaires confient à un groupe d’enfants la gestion sur plusieurs années d’une parcelle en forêt communale. Des rencontres avec des acteurs du territoire comme le maire de la commune, des professionnels de la filière forêt-bois, le gestionnaire de la forêt, des associations, permettent aux enfants d’appréhender les questions forestières et de s’engager concrètement pour leur Forêt Pédagogique.

En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, trois communes ont rejoint ce programme et se sont donc engagées sur le long terme à ce que des enfants gèrent une parcelle de leur forêt. La commune de Seyne dans les Alpes de Haute-Provence a été la première à s’engager sur le programme. Deux classes de CM1-CM2 étudient durant toute l’année scolaire la multifonctionnalité de la forêt avec une entrée biodiversité et acteurs de la filière. Cette thématique sera illustrée par des sorties sur la parcelle et l’intervention d’acteurs spécialisés qui leur permettront d’en découvrir un peu plus sur les paysages qui les entourent.

A Annot, dans le même département, la classe de CM1-CM2choisie est quant à elle responsable d’un sentier pédagogique. Il a été crée spécialement pour le programme et sur ce dernier il est prévu d’installer des panneaux de sensibilisation à destinations des usagers de la forêt. Collecte d’essences, prises de photos, rédaction de texte pour ces panneaux : tel était le travail exécuté le jour de l’inauguration de cette parcelle de forêt pédagogique.

La dernière inauguration de forêt pédagogique pour 2021 est celle de la commune Lamanon, située dans les Bouches-du-Rhône. Le 15 octobre dernier, les 3 classes (CE2-CM1, CM1-CM2, CM2) sélectionnées pour participer au programme, se sont rendues sur la parcelle et ont été sensibilisées sur les multiples facettes de la forêt. Durant l’année scolaire ils l’étudieront mais sous l’angle risque incendie.

 

Risque incendie

Risque incendie :
pourquoi et comment le prévenir?

En matière de catastrophes naturelles, le manque d’anticipation et certains choix d’urbanisme occasionnent souvent voire aggravent les pertes humaines et matérielles. En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, les communes sont particulièrement exposées au risque incendie en raison des conditions climatiques particulières : sècheresse, chaleur et vent. Le danger est amplifié par le mitage des zones urbaines, compliquant pour les équipes d’intervention, la protection des personnes et des biens.

En tant que responsable de la sécurité sur leur territoire, les maires et élu.e.s locaux ont une action à mener pour prévenir et lutter contre les incendies de forêt aux côtés en particulier des services de l’État et des services de secours.

  • Les Communes forestières conseillent et forment les élus sur les deux pans d’actions de la prévention des incendies de forêt : la planification et l’équipement des massifs, et l’application des obligations légales de débroussaillement.

La planification et l’équipement des massifs

Les élu.e.s ont la mission de garantir l’accessibilité des massifs et des équipements nécessaires à l’intervention des secours : entretien et rénovation des dessertes forestières et implantation d’équipements de défense des forêts contre les incendies (DFCI). La planification à l’échelle d’un massif (Plan intercommunal de débroussaillement et d’aménagement forestier – PIDAF, ou Plan de massif pour la protection des forêts contre l’incendie – PMPFCI), permet aux élu.e.s d’assurer une présence rapide, la plus longue possible et en toute sécurité, des secours.

Pour aller plus loin

L’application des obligations légales de débroussaillement (OLD)

Les maires sont responsables de l’application des obligations légales de débroussaillement (OLD) sur le territoire communal. Ils ou Elles peuvent en outre aménager les interfaces entre les zones habitées et les zones naturelles : à travers la réalisation de coupures agricoles et sylvopastorales. La collectivité doit à ce titre, montrer l’exemple en matière d’OLD et faire respecter la réglementation s’y afférant. Elle peut programmer ses propres travaux et son intervention auprès des administrés concernés pour les sensibiliser à la réalisation de leurs OLD et contrôler leur bonne exécution, dans le cadre d’un plan communal pluriannuel de débroussaillement. Ces démarches peuvent faire l’objet d’aides financières de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur et de certains Départements.

Pour aller plus loin